Sans vouloir généraliser, il y a bien d'autres hommes sur terre, comme il y a d'autres femmes ! Résumé : l'algérienne a plus de chances d'être heureuse avec un non algérien et l'homme algérien aussi ; il subit moins de pressions aussi bien par sa famille que par la société quand il s'agit d'une étrangère. ... À l'exception de quelques-uns, l'éducation algérienne est basée sur le mépris du plus faible (dont la femme, le malade, le moins fortuné algérien ... Elle est basée sur l'injustice qui engendre la violence. Et les femmes algériennes (qu'elles soient de l'élite ou de la masse ) dans un climat de conditionnement, reproduisent le même schéma dans l'éducation qu'elles donnent à leurs enfants, souvent pour plaire à cet homme dépourvu de pouvoir de liberté par un système politique, judiciaire et économique hors-jeu et hors-tout . Le seul (pseudo) pouvoir que peut encore exercer l'homme dans ce pays est celui de l'injuste. .. oumezel (dixit : et ce n’est pas fini...).

Ceci est le post de Mokhtaria Bennourine – journaliste -

Une-Alg-rienne-atteinte-d-un-cancer

Algérie: des femmes abandonnées par leur mari après un cancer du sein

Mis à jour à 15h34, publié le 02/01/2018 à 15H29

L’ablation du sein suite à un cancer reste taboue en Algérie. Des centaines de femmes ayant subi une mastectomie sont rejetées par leur mari. Une double souffrance pour ces malades qui doivent lutter contre le cancer et le regard des autres.

 «Le cancer? C’est rien comparé au fait d’être rejetée après 18 ans de mariage», témoigne à l’AFP une femme abandonnée après une ablation du sein suite à un cancer. Pour son mari, elle était devenue une «noss mara» (demi-femme). Ses trois enfants l’ont soutenue face à leur père.

Une maladie honteuse

Il aura fallu des années pour que ces femmes racontent leurs souffrances. Toutes celles qui ont accepté de parler le font d’une manière anonyme. «Elles considèrent leur maladie comme honteuse», explique Samia Gasmi, présidente de l’association Nour Doha (Lumière du jour) qui vient en aide aux malades du cancer. Elle raconte qu’une femme a préféré «mourir avec ses deux seins plutôt que d’accepter une ablation». Une autre malade s’est mise à porter le hijab (foulard islamique) avant la chimiothérapie pour que sa belle-famille ne se doute de rien.

L’humiliation

La plupart des femmes ayant subi une ablation du sein après un cancer souffrent énormément du regard des autres et notamment de celui des hommes. Elles sont souvent humiliées avant d’être abandonnées. «Je veux une femme entière, pas un trois-quarts de femme», a dit un homme à sa fiancée dès qu’elle lui a annoncé sa maladie et l’ablation du sein qu’elle venait de subir en urgence. Une autre jeune femme a préféré prendre les devants peu après une mastectomie en rompant elle-même ses fiançailles.

L’accès à la reconstruction mammaire existe, mais il est difficile. Les hôpitaux publics où l’opération est gratuite sont surchargés et dans le secteur privé, l’intervention est très chère.

Le cancer du sein touche chaque année entre «9000 à 10.000 femmes», affirme Farid Cherbal, professeur de génétique du cancer à l’université d’Alger.

Par Eléonore Abou Ez avec AFP

Société – Algérie – Afrique

http://www.francetvinfo.fr/

Des-proth-ses-mammaires-toutes-tailles-couleurs-tricot-es-main_0

ALLER PLUS LOIN

 

Kenya: des prothèses en tricot, après un cancer du sein

Mis à jour le 06/11/2017 à 11H43, publié le 04/11/2017 à 17H54

Pour redonner confiance et rendre une silhouette aux femmes qui ont subi une mastectomie au cours du traitement de leur cancer, une association de Nairobi s'est lancée dans la confection de fausses poitrines en tricot. Une alternative douce, confortable et économique aux prothèses en silicone. Et aussi beaucoup plus légère. Ce sont les «knitted knockers», les «nichons tricotés».

L'initiative a été lancée par des rescapées de la maladie. Le groupe baptisé «Limau Cancer Connection» accueille également des hommes qui, pour la plupart, ont perdu un être aimé et veulent s'impliquer dans une action d'aide aux malades.

Régulièrement, des séances collectives de tricot sont organisées afin de créer des prothèses en maille de toutes les tailles, de différentes formes et couleurs, avec ou sans téton. Chaque «sein» est ensuite rembourré.

 «Remplacer des citrons par des oranges»

Un petit objet qui n'a l'air de rien mais qui restitue à celle qui le porte le reflet féminin qu'elle pensait impossible à retrouver si facilement.

Comme le dit l'une des membres du groupe dans un reportage de la BBC à Nairobi (ci-dessous), pour ces femmes qui ont été opérées mais qui ne sont pas encore tout à fait guéries, le sein en tricot «permet de remplacer des citrons par des oranges».

A Nairobi, une association tricote des prothèses de seins pour les survivantes du cancer - Un reportage de la BBC au Kenya réalisé par Mercy Juma (mis en ligne le 2 novembre 2017).

Les «knitted knockers» sont distribués gratuitement et ne nécessitent aucun soutien-gorge spécial, contrairement aux prothèses en silicone. Grâce à eux, de nombreuses femmes renoncent même à la reconstruction mammaire, nouvelle épreuve chirurgicale dont elles préfèrent se passer.

Les «knitted knockers» ont vu le jour aux Etats-Unis et se répandent petit à petit dans le monde pour la meilleure des causes.